Submission ID 131902
| Issue/Objective | Dans un contexte de crises sécuritaires et de déplacements forcés, les femmes migrantes et déplacées vivant dans les quartiers informels du Burkina Faso font face à de fortes vulnérabilités en santé sexuelle et reproductive. Ces quartiers, caractérisées par un accès limité aux services de base, limitent l'accès à la planification familiale. Malgré les efforts pour améliorer l'offre de planification familiale, l'utilisation des méthodes contraceptives modernes reste faible, en raison de facteurs encore peu documentés de manière intégrée. Cette étude vise à analyser les facteurs associés à l'utilisation de la contraception moderne chez ces femmes, en mobilisant une approche mixte. Elle met en lumière les inégalités d'accès en contexte de crise et s'inscrit dans une perspective de promotion de l'équité en santé reproductive. |
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| Methodology/Approach | Cette étude s'appuie sur les données de l'enquête de base du projet TRANSFORMER (CRDI), réalisée d'octobre à décembre 2025 auprès de 1 417 femmes âgées de 14 à 49 ans dans huit quartiers informels de Ouagadougou et Kaya. Elle combine analyses quantitatives (descriptives, Chi², régression logistique) et analyse qualitative thématique issue d'entretiens approfondis. |
| Results | Les résultats montrent une faible utilisation de la contraception moderne, influencée par le niveau d'instruction, l'exposition aux violences et la situation économique. Les femmes ayant un niveau secondaire ou plus sont plus susceptibles d'utiliser la contraception (OR=2,21 ; p=0,001), tandis que les femmes inactives y recourent moins (OR=0,71 ; p=0,005). L'exposition aux VBG est associée à une utilisation plus élevée (OR=1,37 ; p=0,011). Les données qualitatives révèlent des barrières majeures : dépendance à l'autorisation conjugale, opposition des partenaires et crainte des effets secondaires. Ces résultats soulignent l'influence combinée des facteurs socioéconomiques, relationnels et contextuels. |
| Discussion/Conclusion | Ces résultats soulignent que la faible utilisation de la contraception moderne reflète des déterminants structurels liés aux inégalités de genre, à la dépendance économique et aux normes sociales en contexte de déplacement forcé. Ils appellent à des réponses multisectorielles intégrées, articulant santé sexuelle et reproductive, autonomisation des femmes et transformation des normes de genre, en cohérence avec le thème de la conférence sur l'équité en santé reproductive. Leur mise à l'échelle peut s'appuyer sur les politiques nationales et les interventions communautaires. |
| Presenters and Affiliations | Fiacre BAZIE Institut Supérieur des Sciences de la Population/ Université Joseph KI-ZERBO/ Projet TRANSFORMER (CRDI) Yentéma ONADJA Institut Supérieur des Sciences de la Population/ Université Joseph KI-ZERBO/ Projet TRANSFORMER (CRDI) Drissa SIA Université du Québec en Outaouais (UQO) Eric Tchouaket Université du Québec en Outaouais (UQO) Pengdwendé Maurice SAWADOGO Institut Supérieur des Sciences de la Population/ Université Joseph KI-ZERBO/ Projet TRANSFORMER (CRDI) Kiswênsida Bénédicte YAOGHO Institut Supérieur des Sciences de la Population/ Université Joseph KI-ZERBO/ Projet TRANSFORMER (CRDI) |