| Issue/Objective |
: Dans le programme régional Ado Avance Ensemble (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Togo), financé par Union européenne et coordonné par Rutgers avec la participation d'organisations sous-régionales telles que Ipas et DKT International, l'accès des survivantes de violences sexuelles à des soins complets dont l'avortement sécurisé lorsque la loi l'autorise reste limité, avec un impact particulier chez les adolescentes. Au Cameroun, bien que le code pénal prévoie des exceptions en cas de viol et de péril grave pour la santé, nous avons documenté les obstacles santé-justice-communauté et formulé des outils de mise en œuvre et de redevabilité. |
| Methodology/Approach |
Une analyse documentaire des cadres juridiques et des normes nationales a été triangulée avec des entretiens qualitatifs auprès de survivantes, de proches, de prestataires de soins et d'acteurs clés (police, services sociaux, magistrature). Le parcours post-viol (information, soins, référencement, procédure judiciaire, prestation) a été cartographié pour identifier les points de rupture. |
| Results |
Quatre barrières structurelles ressortent : (i) l'inceste n'est pas explicitement reconnu comme motif légal au niveau pénal, malgré des engagements régionaux ; (ii) la santé mentale est insuffisamment explicite dans la notion de péril grave ; (iii) l'exigence d'attestation du ministère public en cas de viol, sans directives uniformes ni délais standardisés, entraîne des retards incompatibles avec la temporalité de la grossesse ; (iv) les procédures de prise en charge des VBG ne sont pas harmonisées avec les lois et protocoles encadrant l'avortement thérapeutique. Les entretiens mettent aussi en évidence des écarts d'information sur les droits et services, des normes sociales imposant le silence, de la stigmatisation et des pratiques corruptives, un fardeau financier, ainsi que l'objection de conscience et des attitudes stigmatisantes. Ces facteurs conduisent à des recours à l'avortement non sécurisé et à une prise en charge post-viol incomplète. |
| Discussion/Conclusion |
Passer des preuves à l'impact exige un paquet "mise en œuvre & redevabilité" : clarifications juridiques (inceste/santé mentale), circuit court d'attestation avec délais standards, guide d'interprétation pour magistrats/procureurs, protocoles d'orientation multisectoriels centrés sur la survivante, financement dédié, et suivi par indicateurs/audits, mécanismes de plainte et boucles de rétroaction pour renforcer un système de santé apprenant. Les enseignements sont transférables au sein du consortium multi-pays. |
| Presenters and Affiliations |
Guy Martial Mendo ZE CAMNAFAW (CAMEROON NATIONAL ASSOCATION FOR FAMILY WELFARE) |